La nostalgie d’un monde perdu revêt des formes nombreuses et généralement elle est le fait des lâches, de ceux qui ne savent que gémir pour ce qu’ils prétendent aimer, qui évitent ou savent ne pas trouver la possibilité de combattre. Derrière la façade, il n’y a tout d’abord que dépression nerveuse, éclats violents et sans suite, rêverie esthétique et bavardage. Qu’un homme entre les autres, dans ce monde où la simple représentation de l’acte est devenue objet de nausée, tente d’engager le combat pour la « récupération du monde perdu », il fait le vide autour de lui, il ne rencontre que l’élusion infinie de tous ceux qui ont pris sur eux la tâche de la connaissance et de la pensée (…).
Bataille, « Chronique nietzschéenne »,
in Acéphale, 1937
Conscient
J’essaie de sauver ma peau
Et d’agrandir le monde
D’une mesure de deux mains
Tchicaya U Tam’si, Le mauvais sang
I. Somme de hiérophanie politique
II. D’un empire l’autre
III. Du serf-arbitre en culture
